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Henout-Maât
Une enfance normande
Henout-Mâat, née Charlotte Daubeuf dans le petit village de Theuville-aux-Maillots (Normandie), est issue d'une famille paysanne ancrée de longue date dans la région. Son enfance a laissé peu de traces en dehors de sa naissance (aux alentours de 1630) et son baptême dans les registres locaux.
Les années de piraterie
On retrouve Charlotte Daubeuf sous le nom de ساحرة الشمال(Sahirat Al Shamal : La sorcière du nord) lors du grand procès des Pirates de Tripoli, au cours duquel la justice française jugea et condamna pas moins de 230 pirates (essentiellement mauresques) capturés lors d'une audacieuse opération menée par le capitaine Hubert-Fernand de la Tasherie en méditerranée orientale. Condamnée à être pendue comme les reste de ses compagnons de piraterie, elle bénéficie d'une grâce (sans qu'on en connaisse précisément la raison) et disparaît à nouveau des registres pendant quelques années.
La sage du désert
On retrouve sa trace en 1665, quand elle arrive à dos de chameau au Caire, vêtue à la mode des nomades du désert, et nommée par eux Henout-Mâat. Elle vient frapper aux portes des bureaux locaux du fameux éditeur d'ouvrages magiques Verdier & Fils pour proposer son premier manuscrit relatant de longs voyages d'observation magique dans toute l'Afrique Septentrionale. Impressionné par la qualité du manuscrit et la perspicacité de l'observatrice, l'éditeur signe immédiatement l'ouvrage, et lui fournit une avance pour financer son prochain voyage d'exploration. Minerais du désert, mastabas mystiques, rituels bédouins, secrets des hiéroglyphes … Au cours des 20 années qui suivent, aucun sujet magique ne lui échappe, et ses ouvrages réunis en intégrale représentent pas moins de 18 volumes sur les étagères de la bibliothèque de l'Université ! Néanmoins, au-delà de cette impressionnante production d'ouvrages d'exploration, elle reste surtout connue pour avoir été une pionnière de l'exploration des origines du champ magique, en étant la première à proposer l'hypothèse d'un rayonnement lunaire en corrélant ses explorations des pyramides de Meïdoum avec des mesures du champ de Hauteville. Elle finança sur ses propres deniers1) la construction du premier observatoire lunaire magique au monde, toujours en activité aujourd'hui, et qui a produit quantité de littérature scientifique concernant l'origine de la Magie.
Disparition
En 1719, à l'âge de pratiquement 90 ans, elle vend ses quelques biens, réclame une dernier avance à son éditeur, et part en compagnie d'une dizaine de compagnons mauresques à la recherche des mythiques Sources du Nil. Si elle les a atteintes, elle n'en est jamais rentrée au Caire pour raconter sa découverte2).