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Dégradation du champ de Hauteville

Le champ de Hauteville

Le champ de Hauteville1) est un concept permettant de mesurer la puissance accessible à un praticien des voies de la magie en un lieu donné. Ce champ est aujourd'hui mesuré en degrés Hauteville2) à l'aide d'un astucieux diagramme sigiliomantique de luminescence à couleur variable couplé à une échelle de lecture, plus simple et moins coûteux que les anciens tests alchimiques. Il faut bien comprendre que l'intégrité de ce champ est absolument nécessaire à une pratique puissante et efficace de toutes les formes de magie3), mais également à la survie des Faes.

Interactions avec l'Ingénierie

Depuis un siècle environ, le monde qui nous était familier depuis toujours est en train de changer plus rapidement qu'il ne l'a jamais fait dans l'histoire l'humanité. Depuis la révélation de la première machine à vapeur par James Watt, le premier Ingénieur, les métiers qui étaient autrefois du ressort des artisans assistés par des mages sont remplacés par des ouvriers devenus serviteurs des machines industrielles. La raison derrière ce changement est simple : le salaire d'un ouvrier est une centaine de fois moindre que celui d'un mage qualifié, il suffit d'une semaine pour le former au lieu de plusieurs années, et surtout il est bien plus simple de le remplacer en cas de désaccord ou d'accident invalidant.

Cela serait ne serait qu'un tournant de l'histoire, si le déploiement rapide à l'échelle mondiale d'un savoir non testé et non validé n'était pas le probable prélude à une catastrophe magique à l'échelle planétaire. En effet, depuis plusieurs décennies, des Mages reconnus alertent sur la baisse d'intensité du champ de Hauteville à proximité des installations d'Ingénierie. Plus grave, la stabilité de ce même champ est devenue précaire aux alentours des plus grandes installations (comme par exemple aux alentours des mines du mont Tzu depuis le démarrage en 1855 d'imposantes machines d'extraction et de purification de la Fukakusite (cf. Mines du Mont Tzu (Les)).

Des accidents magiques graves ont en effet entrainé la mort de plusieurs Mages chargés de renouveler les sigils protégeant les mineurs des effondrements de galeries ou de leur éclairage 4).

A ce jour, on estime qu'une installation industrielle de l'ampleur des mines du mont Tzu impacte le champ magique de manière proportionnellement inverse au carré de la distance sur un rayon d'environ 250km 5). Dans cette aire, des études préliminaires actuellement en relecture semblent indiquer une baisse inquiétante et inédite de la population des Fæs qui ne s'explique par aucun autre facteur connu à ce jour. Enfin, mettant en péril des siècles de savoir et de culture magique, la pratique même de la Magie au sein d'une grande agglomération industrielle comme celle de Paris est devenu très difficile, et non dénuée de dangers.

Enfin, cet article ne saurait être complet sans mentionner les dangereuses expériences du LMGH reproduites par les équipes d'Hugo Fondlune à Paris, montrant des interactions inquiétantes entre Fukakusite et électricité. Ces réactions fortement exothermiques, pour le moment non reproductibles en dehors de conditions de laboratoire très spécifiques, ont soulevé de vives inquiétudes au sein de la communauté magique traditionnelle : si un simple courant de faible intensité dégage autant d'énergie, qu'en est-il d'un courant plus important, qui risque de produire une réaction incontrôlable extrêmement dangereuse ?

Références

Article cité par

1)
Le champ de Hauteville est parfois nommé vulgairement “champ magique” par les nombreux mages qu'une éducation historique insuffisante empêche de comprendre en quoi la première mise en évidence expérimentale des lignes de force à l'aide de réactifs alchimiques par le Doyen Hubert II de Hauteville en 1341 constitue la première pierre posée dans l'édifice de la Théorie Unifiée de la Magie qui prévaut encore aujourd'hui
2)
Nommée ainsi en 1641 en l'honneur du Doyen Hubert II de Hauteville à l'occasion de du tricentenaire de son expérience historique.
3)
Cela dit, de récents travaux - bien que très controversés - semblent montrer qu'en raison de leur rusticité, les voies vulgaires sont moins sensible à la qualité du champ de Hauteville que les Arcanes académiques
4)
cf. Yokozuma, Shinozuke et al., “1850年から1855年までのツー山鉱山の操業報告書”, 1855
5)
cf. Heidengurg et al., “De l'atteinte au champ de Hauteville par les installations relevant de l'art de l'Ingénierie”, 1856
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