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Confédération maori (La)
La Confédération maori est l'autorité la plus importante de Nouvelle-Zélande. Depuis son premier contact avec les mages européens il y a deux cents ans, elle a toujours été constituée de dix membres : cinq mages et cinq brigots. Elle possède un pouvoir politique, religieux et judiciaire.
Les détails de la Confédération abordés dans cet article sont issus de deux sources majeures : le témoignage de Rawiri Matene, seul Maori connu à avoir quitté la Nouvelle-Zélande pour s'installer en Angleterre ; le récit de Diane Delatour, notre collègue érudite qui a eu le privilège de passer un mois complet en compagnie de la Confédération dans le cadre de ses recherches en 17801).
Désignation de ses membres
Les mages de la Confédération sont renouvelés chaque année lors du rituel de la Renaissance. Celui-ci se déroule de manière assez différente de ce que nous connaissons en Europe. Tous les mages de la communauté âgés de plus de vingt ans se réunissent en un grand cercle autour d'un feu bleu. Les plus jeunes et les brigots restent à l'écart et entonnent une musique dédiée à ce moment. A mesure que la mélodie s'intensifie, les mages s'écroulent un par un, inconscients. Les cinq derniers reçoivent la marque de la Confédération. La magie à l'oeuvre lors de ce rituel reste à ce jour un mystère.
Les brigots de la Confédération sont élus parmi les tribus maoris les plus importantes des îles. Un système complexe d'approbation et de veto permet de choisir la personne la plus acclamée par la communauté. Leur mandat est renouvelé tous les trois ans, mais peut être écourté en cas de faute.
Afin de faire accepter leur mandat, les dix membres désignés doivent effectuer un pèlerinage auprès des Grands Faes (voir la Section “Pratiques rituelles”).
Pouvoirs de la Confédération
Les principales fonctions de la Confédération sont les suivantes :
- Empêcher l'entrée sur le territoire de toute personne non-autorisée, notamment en mettant en place des boucliers magiques et des points de contrôle.
- Trancher lors de litiges ou de désaccords, la plupart du temps en en référant aux Grands Faes.
- Organiser les rituels annuels et le culte des Grands Faes.
- Maintenir (ou couper) le contact avec les autorités magiques du reste du monde.
Pratiques rituelles
En Nouvelle-Zélande, l'année est ponctuée par de nombreux rituels qui permettent aux différentes communauté de se retrouver. Les rituels connus ont souvent pour but d'aide à la croissance et à la fertilité des îles et de ses habitants. Il semble extrêmement probable qu'un rituel existe également afin de maintenir la solidité des boucliers magiques sur le littoral.
Les Grands Faes sont les acteurs les plus importants de tous ces rituels. Il s'agirait de créatures magiques immenses et particulièrement impressionnantes. Leur existence n'est pas prouvée, mais il semble envisageable que la grande puissance du champ de Hauteville sur les îles ait créé un environnement favorable au développement de tels êtres.
Inventaire des Grands Faes de Nouvelle-Zélande mentionnés à ce jour :
| Désignation | Description |
|---|---|
| Le Grand Cormoran | Un Cormoran géant aux ailes irisées dont les chants seraient des prophéties. |
| La Méduse araignée | Une méduse de près de 20 mètres de diamètre, dont les cnidaires peuvent se rigidifier. |
| Le Scorpion-Bécasse | Aucune description connue ne fait anatomiquement sens. Il parle. |
Contacts avec les érudits européens
Les contacts entre la Nouvelle-Zélande et l'Europe sont peu nombreux, et la Confédération est connue pour son isolationnisme. Elle repousse toutes les nefs arcaniques qui s'approchent, parfois avec violence.
Diane Delatour est la seule chercheuse à avoir eu le droit de se rendre pour une longue durée sur les îles, qui plus est dans un cadre très surveillé. Pourtant, de nombreux érudits pensent avec raison que la Nouvelle-Zélande serait le lieu d'étude rêvé des Strates féériques. En effet, plusieurs zones des îles réagissent de manière similaires à celles que nous connaissons à Paris.