Par Aubin Prédevin, de la Haute Trinité
Le terme vents de magie a souvent été interprété de manière erronée par les « brigots » (Cf brigots_(les), les non-pratiquants de la magie, qui pensent, à tort, qu’il s’agirait d’une sorte d’énergie magique d’où les mages et sorciers tireraient leur puissance. Or, il s’agit en vérité de tout autre chose. Lorsqu’un sorcier pratique son art, il procède en réalité à une sorte d’échange d’énergie entre la matière stable et la matière instable d’un lieu. Dépendamment de l’endroit où il se trouve, un sorcier aura plus ou moins de facilité à manipuler cet échange, en fonction de la puissance du lieu, mesuré par le champ de Hauteville (Cf. Dégradation du champ de Hauteville).
Lorsque cet échange d’énergie à lieu, un vortex invisible est invariablement créé, libérant une puissance qui va alors être manipulée par le sorcier, lui permettant d’agir sur ce qui l’entoure et de pratiquer son art. C’est cette puissance que l’on nomme « vent de magie ».
Au fur et à mesure des siècles, les hommes ont appris à façonner les vents de magie afin de les plier à leurs désirs. Les mages d’aujourd’hui ont si bien appris à les utiliser qu’ils peuvent travailler plusieurs aspects de cet art. Les règles sont cependant très strictes et encadrées, à causes des dangers engendrés par une mauvaise utilisation des vents. C’est pourquoi l’utilisation de cet art a été classifiée par les cinq arcanes de la magie (cf Cinq Arcanes de la magie (Les)), et un mage doit impérativement commencer par maîtriser l’une de ces cinq arcanes avant de ne serait-ce que d’envisager commencer à en étudier une autre, quelle que soit son accointance pour plus d’une arcane.
En effet, les vents de magie, s’ils sont incorrectement manipulés, font courir plusieurs risques, dont deux que l’on peut citer ici sont : perturber l’équilibre naturel des Fæ (qu’il est d’ailleurs intéressant de noter ici, qu’un nombre extrêmement faible de vortex créé par des animaux doués de magie ont été recensés), ce qui peut aller jusqu’à les faire muter en d’horribles parodies d’eux-mêmes, et transformer toute matière physique proche du lancement du sort, y compris le sorcier lui-même, en une matière noire, rappelant de la lave vitrifiée, appelée Xenomantia.