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Fukakusite

Par Amaranthe Dupré-Lépagneul

La Fukakusite est un métal au sens chimique du terme, c'est à dire que ses atomes sont unis par des liaisons métalliques. Sa masse atomique est de 58,693 4 ± 0,000 2 u et elle est faiblement basique.

De nombreux débats stériles existent sur le genre du métal, son nom étant issu du japonais qui ne contient pas de genres grammaticaux. Certains argueront que les métaux sont masculins en français. D'autres que le suffixe -ite est féminin en français. J'appartiens à la deuxième catégorie.

Occurrences, extraction minière et purification

Le seul lieu d'extraction connu de ce métal se trouve dans les Mines du mont Tzu, bien que plusieurs papiers de recherche 1) laissent à penser qu'il serait possible d'en trouver dans d'autres milieux volcaniques.

L'extraction de la Fukakusite est particulièrement délicate à cause de son instabilité et de ses réactions parfois imprévisibles en présence de magie comme de technologie. La manière la plus sûre de l'extraire est donc la pioche, mais de nombreux puits ont mis en place des protocoles magiques ou techniques qui réduisent le risque d'incident. En 1855, des machines nommées SupEx (Super Extractor2)) ont commencé à faire leurs preuves en terme de stabilité et de rendement.

A l'état brut, la Fukakusite est un métal vert pourpre composé de nombreuses impuretés. Afin de le rendre utilisable, il faut d'abord lui faire subir un processus de purification magique. La température de fusion de la Fukakusite étant particulièrement élevée, la magie est la seule manière connue actuellement de purifier un tel métal.

Propriétés physiques et chimiques

Comme la plupart des métaux, la Fukakusite est un bon conducteur de la chaleur et de l'électricité.

Ce corps cristallin est souvent déjà brillant et possède un bel éclat brillant par polissage. La Fukakusite fait partie du groupe des métaux non-ferreux. Elle est ferromagnétique aux températures ordinaires. Sa température de fusion est de 3 017 °C, ce qui la rend particulièrement difficile à travailler sans magie.

La Fukakusite est stable à l'air et à l'eau. Elle ne s'oxyde pas facilement à l'air humide. Elle ne s'oxyde pas à l'air froid. L'oxydation existe à l'air très chaud, et d'autant plus importante avec la température croissante. Elle reste le plus souvent intacte en solution neutre ou alcaline, en présence d'eau de mer, ou exposé à des conditions atmosphériques clémentes.

Propriétés magiques et risques

On se sert majoritairement de la Fukakusite dans la Lithothérapie. En effet, sa capacité à stocker la magie lui permet de nombreuses utilisations d'urgences dans des contextes divers.

En Europe, les lieux principaux où l'on peut s'en procurer sont les Officines d'Apothicaires d'état et les boutiques d'artéfacts telles que Pierres, artefacts et autres raretés magiques.

Cependant, des recherches récentes 3) ont montré que le métal permet également de produire de l'énergie. L'équipe d'Hugo Fondlune à l'UOSS s'est bien entendu emparée du sujet, contre l'avis de plusieurs éminents érudits ne souhaitant pas voir le toit de leur salle d'étude s'effondrer. L'imprudent chercheur n'en ayant que faire, de plus amples découvertes sur les dangers d'une telle utilisation ne manqueront pas de nous parvenir prochainement.

Références

Article cité par

1)
En particulier Esmeralda Kavik et al., De la constitution volcanique des métaux de stockage, 1853.
2)
Le nom même de ces machines montre l'immaturité des êtres humains passionnés par et qui se consacrent à cette exploitation.
3)
Le laboratoire magique germanique d'Hambourg (LMGH) a découvert en 1856 que soumettre la Fukakusite, préalablement façonnée par des mages, à un courant électrique de faible intensité, permet de dégager une chaleur immense, et donc d'une énergie qui pourrait être exploitable.