Engelbert van Beethoven est l'un des alchimistes les plus puissants que notre monde ait connu. Il est cependant déplorable qu'il choisisse depuis quelques années de mettre ses talents au service de travaux de basse envergure.
Engelbert van Beethoven naît en 1836 de Caroline Barbara Charlotte Naske et de Karl van Beethoven, le neveu du célèbre compositeur magique Ludwig van Beethoven. Le fait que le jeune Engelbert développe rapidement une sensibilité arcanique n'a rien d'étonnant avec une telle ascendance 1)
Il intègre l'école magique élémentaire de Vienne où il saute pas moins de trois classes. Alors qu'il n'est âgé que de 9 ans, ses prouesses magiques font la une de la Gazette de l'occultisme parisienne. Poussé dans un premier temps vers la pratique magique de la musique par son grand-oncle, il se spécialise dans un second temps en Alchimie.
A l'âge de 13 ans, il dépose un dossier pour intégrer l'Université d'Occultisme et de Sorcellerie Saint Cyprien & Sainte Justina et il est accepté. Cela en fait à l'époque le plus jeune mage que l'UOSS ait jamais compté parmi ses rangs. Il obtient son diplôme à l'âge impressionnant de 15 ans.
Engelbert consacre plusieurs années de recherche au développement de l'Alchimie, et publie plusieurs travaux encourageants quant à la survie de la magie dans un contexte de révolution industrielle. Son Traité sur le comportement de la transmutation en milieu industriel, co-publié par l'érudit Hugo Fondlune, reste à ce jour un ouvrage majeur.
En 1853, il rejoint le mouvement “Magie & Machine”, et devient l'un des principaux conseillers de Napoléon III sur le lien entre magie et industrie. Il entame en parallèle des recherches sur la Dégradation du champ de Hauteville.
Ses voyages au Sénégal et au Cambodge pour le compte du Second Empire lui permettent d'intégrer à l'Unification des Laboratoires et Lieux de Magies plusieurs laboratoires encore indépendants.
En 1855, à la surprise générale, Engelbert annonce qu'il se retire de la scène magique et abandonne toutes ses fonctions politiques. Personne ne connaît la raison précise de ce geste, mais il a peut-être un lien avec son mariage avec Hermine von Hoven la même année.
Ces deux dernières années, Engelbert a cependant associé son nom à plusieurs travaux de recherche peu recommandables, visant à la création de farces et attrapes grâce à l'utilisation de l'Alchimie. L'UOSS condamne cet usage vulgaire d'une magie noble, d'autant plus dans un contexte de dégradation de la magie. Son talent est toutefois reconnu à son échelle, puisqu'il a eu l'honneur de créer un rayon “Farces, attrapes & artifices” dans la boutique de renommée Pierres, artefacts et autres raretés magiques.